Un observatoire pas comme les autres

New-York est reconnu pour ses gratte-ciels à perte de vue ainsi que ses parcs urbains. Ville prisée par les voyageurs, beaucoup s’y rendent et profitent de cette occasion pour faire un tour dans les observatoires situés un peu partout dans la ville. On pense entre autres à celui de l’Empire State building, au Top of the Rock et celui du One world. Depuis peu, une nouvelle réalisation architecturale situé dans le Hudon Yards nous permet de profitez des panoramas de New-York, le Vessel.

Le caractère innovant de ce dernier est son contact avec l’espace urbain.  En effet, au contraire des autres observatoires, il n’est pas nécessaire de monter dans un gratte-ciel pour admirer la vue. Le projet se développe plutôt autour d’un parcours d’escaliers débutant au sol. Le but est de favoriser les interactions sociales afin de rendre la visite mémorable.

La fin de semaine dernière, un membre de l’équipe a eu la chance de visiter ce projet. Voici quelques photos démontrant le dynamisme qu’apporte  cette installation urbaine à la ville.

 

                 

 

 

 

Construire de façon durable : Maison Martin-Matte

Hier soir avait lieu la Gala annuelle des Prix d’excellence de Cecobois. De plus en plus, nous entendons parler des bienfaits de l’utilisation du bois dans les constructions. En effet, l’emploi d’une structure de bois a un impact considérable du point de vue environnementale lors de la conception d’un bâtiment. Puisque le bois provient d’une ressource renouvelable abondante au Québec, son utilisation a, par le fait même, un impact positif sur notre environnement. Les constructions en bois demandant moins d’énergie permettent, en plus de lutter contre les changements climatiques, de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre par la séquestration du carbone. C’est pourquoi, nous souhaitons féliciter tous les gagnants et les nominés du gala Cecobois qui participent, chacun à leur façon, à faire un virage vert dans le domaine de l’architecture au Québec.

Dans le même ordre idée, voici une réalisation que nous avons eu la chance de travailler en étroite collaboration avec la firme consultante Cecobois. Il s’agit de la Maison Martin-Matte, un édifice résidentiel de 75 logements, réalisée en 2015. Parmi les principaux défis rencontrés, notons d’abord qu’il s’agissait, à l’époque, d’une des premières constructions de 5 étages en structure de bois à Québec.

De ce fait, le bâtiment devait non seulement répondre au Code National du Bâtiment, mais également respecter le guide normatif de la Régie du Bâtiment pour les 5-6 étages en bois. Plusieurs normes et précautions supplémentaires furent appliquées au projet, par exemple en termes d’incombustibilité, de compartimentation au feu, d’insonorisation, de déflection structurale, etc.

Plusieurs éléments novateurs et éco-responsables ont été intégrés au projet, dont l’utilisation du bois certifié FSC provenant de forêts gérées de façon durable, la gestion des déchets de construction lors du chantier, l’éclairage au DEL, la membrane de toiture blanche réduisant les îlots de chaleur, la chute à déchets intelligente faisant le triage à la source des éléments recyclables ou non, les ascenseurs de type MRL qui sont économes en espace, mais surtout en énergie, la peinture sans COV pour une meilleure qualité de l’air, etc.

En terminant, le projet démontre qu’il est possible de combiner design architecturale et construction écologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur notre collaboration avec Cecobois cliquez sur le lien suivant :

https://www.cecobois.com/fr/projets/MaisonMartin-Matteetlogementssociaux?search=

Réutilisation efficace de l’énergie

Dans ce reportage de Radio-Canada, on parle de trois importants projets sur lesquels nous avons eu la chance de collaborer à titre d’architectes responsables de la conception et du suivi des travaux. Depuis plusieurs années, l’Université Laval s’est donné le mandat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. C’est en partie grâce à la récupération de chaleur émise par les serveurs informatiques que l’Université arrive à faire une différence. En effet, elle redistribue cette énergie thermique à travers les différents pavillons du campus contrairement à beaucoup d’autres institutions et entreprises québécoises qui ont comme pratique populaire de rejeter tout simplement cette énergie gratuite dans l’atmosphère.

Nous sommes heureux de pouvoir participer de nouveau au développement de projets écoénergétiques qui contribuent au bilan carboneutre de l’Université Laval avec la réalisation du Centre de valorisation des données. Avoir une vision environnementale, lorsque nous concevons des projets d’architecture, est un aspect important. C’est pourquoi nous tentons d’appliquer cette pratique à chacun de nos projets.

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter

Voir ci-dessous le lien du reportage :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1143499/serveurs-informatiques-chauffage-universite-laval-recuperation-energie

 

 

Les réparations banales qui mettent votre vie en danger

Réponse : Une fenêtre par chambre doit permettre à l’occupant de sortir en cas d’incendie.

1 ‐ La photo du haut montre une fenêtre dont la largeur libre de l’ouverture est de 230mm (9’’) : le minimum exigé est de 380mm (15’’). La conception de la fenêtre n’est donc pas règlementaire. Les fabricants connaissent cette règlementation et sont tenus de l’appliquer. Le problème vient probablement d’un manque de communication. Il est primordial d’indiquer au fabricant quelles fenêtres doivent être installées dans des chambres

2 ‐ Sur la photo du bas, le problème vient du garde en acier qui a été installé du côté extérieur. Le garde a été installé comme protection contre le vandalisme, mais il empêche toute personne de sortir de la chambre en cas d’urgence. À leur construction, les bâtiments sont conçus de façon sécuritaire : l’architecte, le constructeur, ou autre concepteur sont réputés s’assurer de la sécurité. Les travaux de grande envergure sont bien encadrés; ils ne devraient donc pas engendrer de situation périlleuse. Faites surtout attention aux travaux pour lesquels il n’est pas nécessaire d’avoir un permis et qui sont réalisés sans surveillance.

Le problème vient surtout d’un manque de sensibilisation ou de connaissance. Bien faire les travaux ne coûte pas nécessairement plus cher.

À leur construction, les bâtiments sont conçus de façon sécuritaire : l’architecte, le constructeur, ou autre concepteur sont réputés s’assurer de la sécurité. Les travaux de grande envergure sont bien encadrés; ils ne devraient donc pas engendrer de situation périlleuse. Faites surtout attention aux travaux pour lesquels il n’est pas nécessaire d’avoir un permis et qui sont réalisés sans surveillance.

Observons maintenant ces deux portes :

1 ‐ Cette porte est équipée d’un mécanisme de verrou nécessitant une clé du côté intérieur. Puisqu’elle sert d’issue, la porte doit être ouvrable, par l’intérieur, facilement et sans clé. Pour être conforme, elle devrait être munie d’un loquet manuel (sans clé).
2 ‐ La porte a été installée trop près de la première marche. Il doit toujours avoir un palier au haut et au bas d’un escalier. Les paliers doivent avoir une longueur minimale de 1100mm (43,3’’) ou une longueur équivalente à la largeur de l’escalier. De plus, une marche ne peut jamais se trouver à moins de 300mm (12’’) d’une porte.

S’il y a un dégât d’eau au plafond, le plombier, l’entrepreneur, le plâtrier et le peintre sont convoqués (à moins que le travail ne soit confié à un « homme à tout faire »). À qui incombe alors la responsabilité de vérifier s’il faut atteindre un degré de résistance au feu, par exemple? Cette question est essentielle pour savoir quel type de gypse doit être posé et quelle doit être son épaisseur. Une faiblesse dans le gypse risque de compromettre la capacité du plancher ou du toit à rester en place durant un incendie. L’objectif étant de vous laisser suffisamment de temps pour évacuer les lieux.

 

Résistance au feu compromise

Ces deux photos montrent des percements dans un mur ou un plafond où une résistance au feu est requise (par exemple, entre deux logements distincts). Sur la photo de gauche, le problème est accentué par présence de polyuréthane giclé (hautement combustible) non protégé.

Réparations ou modifications douteuses

1 ‐ Sous la porte, une tôle a été ajoutée par‐dessus les éléments existants, car de l’eau s’y infiltrait. Cette solution doit être considérée comme temporaire, car les éléments pourris sous la porte sont toujours présents et l’eau peut encore passer par la maçonnerie ou par le périmètre de la tôle. Une intervention plus approfondie doit être effectuée pour corriger le problème.

2 ‐ Un autre capage de tôle mal exécuté.

3 ‐ Une section du mur de maçonnerie massive s’est effondrée. La section de mur restante est laissée à découvert, exposée aux intempéries. L’érosion dégrade progressivement le mortier du mur déjà centenaire.

4 ‐ La gaine protectrice du fil électrique est absente sur une section.

Situations non conformes souvent répertoriées :

• Porte qui n’ouvre pas dans le bon sens;
• Portes de logements, ou de suites,  sans résistance au feu ou qui ne se  referment pas automatiquement;
• Percements dans un mur ou plancher mitoyen sans protection contre le feu;
• Entreposage dans un escalier d’issue
• Utilisation d’un vide sanitaire comme  espace habitable;
• Fenêtre de chambre dont l’ouverture libre est trop étroite pour permettre de sortir en cas d’urgence;
• Escaliers et garde‐corps qui ne respectent pas les dimensions minimales prescrites

Quels sont les points importants à exiger durant les travaux de rénovation?


Vous avez des doutes, vous vous posez des questions; DAD Architecture/Design a l’expertise pour vous répondre. Demandez‐nous de faire une inspection et une étude de code de votre bâtiment. En tant que firme d’architectes, nous maîtrisons la règlementation applicable et nous avons plusieurs expertises techniques à notre actif. Pour tous les types de travaux, nous pouvons produire les plans et devis (qui contiennent toute l’information nécessaire à l’entrepreneur) et assurer la surveillance des travaux.

Un bâtiment industriel construit complètement en bois

Dans le cadre d’une mission de transfert d’expertise sur la construction en bois en Colombie-Britannique au mois de mars dernier, plusieurs professionnels de la construction ont sillonné les environs de Vancouver pour découvrir avec intérêt plusieurs bâtiments construits en bois, en tout ou en grande partie. Compte tenu des préoccupations particulières des participants, certains édifices suscitaient des réactions différentes parmi ceux-ci. Un bâtiment a semblé toutefois, faire l’unanimité des visiteurs en raison de ses qualités architecturales et techniques, en offrant un modèle pertinent de bâtiment construit en bois.

L’usine de fabrication de murs Passive House se veut un exemple parfaitement intégré d’un bâtiment industriel construit entièrement en bois. Nous avons eu la chance de visiter le bâtiment avec l’ingénieur concepteur en structure du projet, monsieur Eric Karsh de la firme Equilibium, dont la renommée pour leur expertise dans la conception d’édifice en bois n’est plus à faire.

Situé à Pemberton, au nord de Whistler, le bâtiment a été conçu par la firme d’architecture Hemsworth. À première vue, l’œil est attiré par la simplicité de la forme. Reprenant l’archétype de la boîte, l’édifice s’insère au milieu des montagnes où le panorama est à couper le souffle.

À la demande du client, le bâtiment a été construit comme projet de démonstration afin de promouvoir la construction en bois et les méthodes de construction Passive House. D’une superficie de 1500 mètres carrés, l’intérieur est baigné d’une abondance de lumière naturelle.

La structure principale de l’usine est composée de poutres et poteaux de bois lamellé-collé en sapin Douglas. Les grandes portées de ces éléments permettent un dégagement des espaces propice pour un usage industriel. Les murs extérieurs faits de panneaux de bois lamellé-croisé (CLT), ont été réalisés selon des dimensions optimales au niveau économique en utilisant les standards de fabrication et en y intégrant un bandeau de fenestration continu. La toiture est faite de panneaux préfabriqués de contreplaqué et de solives de bois de 51 X 305mm (2 X 12) supportés perpendiculairement sur chaque poutre de bois lamellé-collé et agissant comme contreventement.

L’enveloppe a été conçue selon les préceptes Passive House en procurant une étanchéité à l’air des plus performante, de manière à réduire grandement la consommation énergétique.

L’extérieur du bâtiment est fabriqué d’écrans pré-assemblés de pièces de bois de 50 X 89 mm (2 X 4) de sapin et mélèze. L’espacement entre les pièces de bois varie selon l’exposition au soleil. Ainsi sur les façades sud et ouest, elles sont placées plus près l’une de l’autre afin de procurer un plus haut degré de protection solaire, sans obstruer la vue sur les montagnes avoisinantes. Le parement de bois est laissé naturel et prendra une teinte remarquable en vieillissant. Cette patine offre une résistance naturelle à la pourriture et ne requiert aucun entretien.

L’usine de panneaux Passive House de Pemberton constitue un bel exemple de l’utilisation du bois dans la construction de bâtiments de type industriel léger. Sa conception simple mais soignée, de même que l’usage recherché de plusieurs composantes d’éléments de bois démontrent tout le potentiel tant au niveau technique, économique qu’écologique.

          

Construction terminée: 2014
Localisation: Pemberton, B.C.
Architectes: Hemsworth Architecture
Ingénieur structure: Equilibrium Consulting
Entrepreneur général: Dürfeld Constructors